POUR UNE DIVERSIFICATION ET UNE INDUSTRIALISATION DES ECONOMIES DE PAYS DES GRANDS LACS.
La région des Grands Lacs est depuis des lustres marquée par une forte instabilité politique et institutionnelle à cause des conflits sociopolitiques et militaires à répétition qui ont caractérisé son paysage politique et social.
En effet, les économies des pays des Grands Lacs sont essentiellement fondées sur la production et l’exportation de matières premières, produits faiblement créateurs de la valeur ajoutée dont le niveau de transformation de leurs matières premières est aussi faible et la barre des échanges commerciaux dans cette région est comprise entre 1 et 2 %.
Pour ce faire, le défi du développement pour leurs économies est de parvenir à une diversification économique devant permettre d’élever le niveau des échanges commerciaux dans la sous-région et de rendre compétitives les économies des pays dont le Rwanda, la RDC et le Burundi qui doivent définir des stratégies idoines visant à développer leur capacité de production, de transformation et d’exportation.
Néanmoins, les économies de ces trois pays connaissent des sérieuses difficultés qui sont l’insuffisance des voies en communication, la mauvaise règlementation, l’insécurité, la méfiance entre les peuples, la corruption ainsi que les contraintes d’intégration économique constituent les limites du développement des échanges commerciaux entre les pays.
Cependant, Il existe dans les pays des Grands Lacs d’importantes possibilités qui permettraient de développer le commerce régional et de réaliser leur développement durable, mais ces opportunités ne sont pas encore exploitées ni capitalisées à la faveur de la diversification et de l’industrialisation économique.
Les économies des pays des grands lacs présentent de grandes possibilités de développement, mais qui demeurent encore inexploitées. Pour attirer les investissements dans ce secteur, les gouvernements de ces pays doivent réduire les coûts de transaction en faveur de l’entrepreneuriat local, établir un climat propice aux affaires et instaure un cadre réglementaire porteur des mesures d’incitation pour le commerce international, stimuler l’innovation du secteur privé, renforcer les capacités institutionnelles et les ressources humaines et ensuite développer les marchés d’exportation des produits africains par le biais d’accords commerciaux favorables et d’investissements dans l’infrastructure économique de l’Afrique.
En fin, une plus vaste coopération régionale et internationale qui passe par une bonne diversification et sérieuse industrialisation économiques permettraient aux économies des grands lacs de devenir des leviers de croissance socio-économique et de moteurs de développement durable car l’intégration régionale est indispensable pour l’émergence de l’Afrique.
Par le CDE-RDC