COUP D’ŒIL SUR LA PERFORMANCE DES ENTREPRISES PUBLIQUES EN RDC
En RDC, les Entreprises Publiques contribuaient à plus de 60% au budget de l’Etat dans les temps antérieurs et reflétaient l’image d’une gestion rationnelle, axée sur les résultats, performante et efficiente mais à ces jours ces entreprises peinent à jouer leur rôle traditionnel en faveur de toute la Nation.
À partir de 2008, des efforts ont été déployés pour améliorer la gouvernance des entreprises publiques en RDC et les orienter vers des opérations commerciales en changeant leur statut juridique en sociétés libéralisées.
En effet, les efforts visant à améliorer les performances des entreprises publiques ont également porté sur des tentatives en faveur d’expertise internationale du secteur privé sous forme de contrats de services dans les grandes entreprises publiques d’infrastructure, de contrats de performance avec le Gouvernement et de restructurations.
Ces entreprises d’État comptent parmi les plus grands employeurs du pays, employant plus de 40 000 personnes et dont les recettes totales représentent environ 8 % du PIB car les sept plus grandes entreprises d’État sont déficitaires et opèrent dans des circonstances difficiles avec une dégradation de leur performance socio-économique comme on pouvait le constater en 2017, les pertes s’élevaient à 550 millions de dollars, équivalant à 16,6 % des recettes publiques.
Cependant, l’inefficacité et le manque de performance de ces entreprises publiques seraient expliqués par plusieurs facteurs dont les relations non profitables entre le Gouvernement et les entreprises d’État, les problèmes de liquidité et d’insolvabilité l’État face à ces entreprises, la politisation de l’administration, la corruption, le manque de subvention et de compétitivité.
Les entreprises d’État censées soutenir l’intérêt général devraient être structurellement réformées et conjoncturellement redéfinies. Ceci devrait d’abord inclure le renforcement du contrôle de l’Etat, l’application des dispositions du droit des sociétés basé sur l’OHADA dans les entreprises d’État, la professionnalisation des conseils d'administration, l’industrialisation, l’utilisation avérée des nouvelles technologies et l’instauration de la culture de rédévabilité et d’efficacité.
En définitive, la réforme et la modernisation du cadre juridique, social et économique du portefeuille de l’Etat et des institutions gérant ce portefeuille, la restructuration des entreprises publiques congolaises devrait accompagner les efforts de développement durable et contribuer à la réduction du taux de pauvreté des populations congolaises.
Par le CDE-RDC